Opéra en trois actes (1926)
Livret de : Jaroslaw Iwaszkiewicz et Karol Szymanowski
En langue polonaise
NOUVELLE PRODUCTION
Direction musicale Kazushi Ono
Mise en scène Krzysztof Warlikowski
Décors et costumes Małgorzata Szczęśniak
Lumières Felice Ross
Chef des Choeurs Winfried Maczewski
Le Roi Roger II Mariusz Kwiecień
Roxana Olga Pasiecznik
Edrisi Stefan Margita
Le Berger Eric Cutler
L’Archevêque Wojtek Smilek
Une Abbesse Jadwiga Rappe
Orchestre et Choeurs de l’Opéra national de Paris
ENREGISTREMENT LE 18 JUIN 2009 - DIFFUSION SUR FRANCE MUSIQUE LE 27 JUIN 2009 DE 19H A 23H EN UER.
ARTE - DIFFUSION EN DIRECT LE 20 JUIN 2009 SUR ARTE.FR ET SUR OPERADEPARIS.FR
Opéra Bastille
Première : 18 juin 2009 à 20h
Représentations : 20, 23, 25, 28 (14h30), 30 juin, 2 juil. 2009 20h
Durée du spectacle : 1h45
Prix des places : 138€, 116€, 89€, 74€, 53€, 35€, 20€, 9€, 5€
Ouverture des réservations individuelles :
Internet : 12 jan. 2009, correspondance : 12 jan. 2009, téléphone : (Prov/Idf) 23 / 24 mars 2009, guichets : 27 mars 2009
Autour de Le Roi Roger
Pleins Feux sur Le Roi Roger
Amphithéâtre Bastille - 17 juin 2009 à 19
Information et réservations : www.operadeparis.fr
Réductions pour les réservations de groupes
Contact : Service groupes et collectivités
tél. : 01 40 01 80 54, e-mail : collectivites.groupes@operadeparis.fr
du 16 juin au 10 juillet 2009
16, 17, 18, 20, 23, 25, 30 juin, 2 juillet 2009 de 18h30 à la fin du spectacle
28 juin 2009 de 13h30 à la fin du spectacle
7, 8, 9, 10 juillet 2009 de 18h30 à la fin du spectacle
Beau comme moi
Szymanowski – Iwaszkiewicz – Roger
exposition / installation
production : IAM – Institut Adam Mickiewicz / Varsovie
auteur de la conception : Boris Kudlička
commissaire : Tomasz Cyz
réalisation: Marcin Trybulski
Cette exposition sera présentée pour la première fois du 1er au 5 juin 2009 à Varsovie, à l’Ecole de musique Karol Szymanowski. Ce sera une présentation-test, accompagnée d’une conférence de presse. L’exposition sera présentée ensuite à Paris, Bregenz, Barcelone, et peut-être à Copenhague et Saint-Pétersbourg.
« Le Roi Roger », opéra de Karol Szymanowski sur un livret de Jarosław Iwaszkiewicz et du compositeur, est sans doute l’une des plus importantes oeuvres d’opéra du XXe siècle. Fascinant traité philosophique, « Bacchantes » modernes, mystère polyphonique de la métamorphose...
L’exposition-installation « Beau comme moi » (« Piękny jako ja ») indique les sources, les contextes et les éléments limitrophes de l’oeuvre, à savoir:
- la vie de Karol Szymanowski, avec des dates et des oeuvres liées de manière consciente et subconsciente au « Roi Roger », comme le roman « Ephebos » ou les fragments choisis de quatre poèmes du compositeur qui forment tout un cycle plein d’images sensuelles et de mythologie (littéraire ou propre), d’oppositions et de tensions, d’élans du coeur et de solitude obscure;
- la vie du „Roi Roger”, notamment la collaboration avec Jarosław Iwaszkiewicz, éminent écrivain polonais, cousin éloigné du compositeur. Les deux hommes étaient unis par des liens qui dépassaient une simple amitié. C’est de cette relation que « Le Roi Roger » est né;
- les images gravées dans la mémoire de Szymanowski et d’Iwaszkiewicz lors de l’élaboration de l’oeuvre, telles les photos de la maison familiale de Tymoszówka, Elisabethgrad, ou des images de Sicile que Szymanowski avait visitée à plusieurs reprises et que Iwaszkiewicz n’avait connue que par les récits de son cousin ; et enfin les photos de Wilhelm von Gloeden, aristocrate allemand vivant depuis 1876 à Taormine, qui photographiait les garçons siciliens avec passion. Il se peut que la photo de Jarosław Iwaszkiewicz intitulée « Dionysies 1921 » soit une variation sur ce thème.
Lors de la création mondiale en 1926, « Le Roi Roger » a paru à Szymanowski « comme étranger » (d’après les souvenirs d’Iwaszkiewicz). Ce n’est qu’après la première de Prague, six ans plus tard, que le compositeur eut une illumination profonde : On ne pourrait le comparer à quoi que ce soit dans ma musique, écrivait-il, hélas, même pas à « Harnasie »... Je ne peux pas me remettre de cette impression, et aussi de cette tristesse, que c’est déjà du passé et que je ne saurais sans doute écrire plus rien de pareil. Il serait intéressant de savoir ce qu’il aurait dit s’il avait su ce qui s’était passé et ce qui se passe avec son fascinant opéra aujourd’hui...
Exposition produite par IAM - Institut Adam Mickiewicz de Varsovie en partenariat avec l’Opéra national de Paris, à l’occasion de la présentation de l’opéra Le Roi Roger, mis en scène par Krzysztof Warlikowski à l’Opéra Bastille (du 18 juin au 2 juillet 2009).
Opéra National de Paris - Opéra Bastille
Place de la Bastille – 75012 Paris
www.operadeparis.fr / www.iam.pl
Entrée libre
du 16 juin au 14 juillet 2009
26e Festival Chopin à Paris
Chopin reçoit Szymanowski
concerts aux chandelles / récitals / café-confer’
Organisé par la Société Chopin.
Orangerie du Parc de Bagatelle – Bois de Boulogne
Programme détaillé et renseignements sur : www.frederic-chopin.com
tél. : 01 45 00 22 19
Location : Fnac, Carrefour, France Billet
08 92 68 36 22 (0,34 E/mn)
www.concertclassic.com et www.fnac.com
Lien : http://www.frederic-chopin.com/2009/affiche.htm
du 26 juin au 6 juillet 2009
Festival international du film de la Rochelle
37e édition
samedi 4 juillet à 20h15
L’Elève de Beethoven
de Agnieszka Holland
avec : Ed Harris et Diane Kruger
Le film raconte l’histoire du compositeur tourmenté par sa surdité, solitude et amour, lorsqu’il accomplie son chef d’œuvre ultime – la 9e Symphonie.
Plus d’informations :
www.festival-larochelle.org
63e Festival d'Avignon
du 7 au 29 juillet 2009
16, 17, 18, 19 juillet 2009 à 22h
(A)pollonia
théâtre-musique
création 2009
de Euripide, Eschyle, Hanna Krall, Jonathan Littell, J.M. Coetzee...
Mise en scène Krzysztof Warlikowski
Varsovie
Spectacle en polonais surtitré en français
Durée 4h
Mise en scène : Krzysztof Warlikowski
Adaptation : Krzysztof Warlikowski, Piotr Gruszczynski, Jacek Poniedzialek
Dramaturgie : Piotr Gruszczynski
Vidéo : Pawel Lozinski
Musique : Pawel Mykietyn, Renate Jett, Piotr Maslanka, Pawel Stankiewicz
Chansons, texte et voix : Renate Jett
Lumière : Felice Ross
Son : Lukasz Lalinski
Scénographie et costumes : Malgorzata Szczesniak
Maquillage : Gonia Wielocha
Coiffure : Robert Kupisz
Avec
Andrzej Chyra, Magdalena Cielecka, Ewa Dalkowska, Malgorzata Hajewska-Krzysztofik ou Danuta Stenka, Wojciech Kalarus, Marek Kalita, Zygmunt Malanowicz, Adam Nawojczyk, Maja Ostaszewska ou Jolanta Fraszynska, Magdalena Poplawska, Jacek Poniedzialek, Anna Radwan-Gancarczyk ou Monika Niemczyk, Maciej Stuhr, Tomasz Tyndyk
Et les musiciens
Pawel Bomert, Piotr Maslanka, Pawel Stankiewicz, Fabian Wlodarek
Production
Adam Sienkiewicz (Pologne), Nicolas Roux (France-Belgique-Suisse)
Nowy Teatr (Varsovie)
Coproduction
Festival d’Avignon, Théâtre national de Chaillot, Théâtre de la Place (Liège), Théâtre de la Monnaie (Bruxelles), Wiener Festwochen (Vienne), Comédie de Genève centre dramatique, Narodowy Stary Teatr (Cracovie)
Spectacle accueilli avec l’aide du Ministère de la Culture polonais et l’Institut Adam Mickiewicz
Avec l’aide de l’Onda pour les surtitres
C’est un voyage au cœur des mystères les plus dérangeants de la condition humaine que nous propose Krzysztof Warlikowski en s’attachant à l’histoire meurtrière qui, du moins depuis que nous en avons des témoignages, voit s’affronter bourreaux et victimes, de la Grèce antique au drame nazi du XXe siècle. Il convoque des auteurs tragiques, essentiellement Euripide (Alceste) et Eschyle (L’Orestie), comme des écrivains contemporains, Hanna Krall (Apollonia), Jonathan Littell (Les Bienveillantes), J. M. Coetzee (Elisabeth Costello) et d’autres. Il nous engage sur le chemin d’une introspection collective, questionnant le plus ancien pour comprendre le plus récent. Sacrifices forcés (Iphigénie offerte aux dieux par Agamemnon, Apollonia dénoncée aux Allemands pour avoir caché des Juifs) ou sacrifices volontaires des victimes (Alceste sauvant ainsi Admète) se trouvent ici confrontés aux théories justificatrices des bourreaux dans un mouvement échappant au manichéisme. Pas de provocation dans cette interrogation qui expose aussi bien le désir de vengeance que la recherche du pardon, deux notions se perpétuant de génération en génération, détruisant ceux qui se retrouvent prisonniers d’un si obsédant passé. Krzysztof Warlikowski met au centre du plateau le combat permanent entre le bien et le mal, sans échappatoires possibles. Un théâtre où les voix des victimes et celles des bourreaux sont prises en charge, hors de tout sentimentalisme, par des acteurs dont on connaît l’intensité et la rigueur, accompagnés d’une musique jouée sur scène. Avec force et justesse, ils font parler les esprits du passé comme s’ils étaient vivants, comme s’ils étaient nos contemporains, rendant possible une réappropriation de notre histoire collective et de nos histoires individuelles. En ne craignant jamais de se mettre en danger, en renonçant aux catégorisations simplistes, en acceptant la part la plus sombre comme la part la plus lumineuse des comportements humains, le théâtre de Krzysztof Warlikowski nous oblige à faire face aux contradictions qui nous traversent. Avec l’exposition de destins particuliers, il touche une nouvelle fois à l’universel. JFP
Krzysztof Warlikowski appartient à la première génération post-socialiste des metteurs en scène polonais. Après des études de philosophie et d’histoire, il s’installe à Cracovie où il devient l’assistant d’un des plus grands hommes de théâtre du pays, Krystian Lupa. Dans cette société en reconstruction, il choisit de s’engager dans le spectacle vivant. Constatant la relative désaffection des jeunes pour l’art dramatique, il s’interroge sur des formes plus en adéquation avec la réalité et les désirs de ces générations qui ne souhaitent plus contester un pouvoir devenu démocratique et ne se sentent plus opprimées par une occupation étrangère. S’intéressant à des sujets considérés jusqu’alors comme tabous – la spiritualité, l’identité sexuelle, le rôle de l’intime –, il monte les œuvres de Koltès, Shakespeare, Kafka, Gombrowicz, Sarah Kane, Hanoch Levin, Tony Kushner, inventant de nouvelles formes de représentation pour questionner la place de l’homme dans un monde en pleine mutation. Les changements profonds qui traversent, non seulement la Pologne mais l’Europe entière, créent un trouble évident que Krzysztof Warlikowski met au centre de son théâtre, grâce à une troupe de comédiens qui ne refuse jamais de se mettre en danger pour transmettre tant la violence des rapports sociaux et familiaux que l’émotion d’un désir amoureux. C’est ce voyage dans les zones d’ombre et les contradictions intimes de chaque être humain qui se poursuit cette année. À Avignon, Krzysztof Warlikowski a déjà présenté Hamlet en 2001, Purifiés en 2002, Kroum en 2005 et Angels in America en 2007. JFP
Avignon - Cour d'honneur du Palais des papes
catégorie I: 38€ / réduit 31€ / jeune 15€ / strap. 25€ - cat. II: plein 30€ / réduit 25€ / jeune 13€ / strap. 13€
www.festival-avignon.com